Le photographe et artiste Idan Wizen

Idan Wizen est un artiste franco-israëlien et photographe du projet Un Anonyme Nu Dans Le Salon. Ses photographies ont été exposées à Paris, New-York, Miami, Osaka…

En 2013, il reçoit, le Prix de la meilleure photo de nu masculin aux International PhotoShootAwards. Par la suite, les photographies du projet recevront plus de 40 récompenses

Il est né le 26 Octobre 1984 à Tel-Aviv. En 2002, il intègre l’Université Paris II Panthéon-Assas pour y débuter des études d’économie et de Gestion. Mais rapidement, il s’aperçoit que ses domaines de prédilection sont d’avantage l’art, la photographie et la publicité.

Il intègre alors Sup de Pub d’où il sortira avec un diplôme de Master en direction artistique en 2007. En 2008, il finalise également son Master à « University of the arts of London ».

De retour à Paris, après une brève expérience de responsable marketing dans la cosmétique, il fonde une agence de communication, Studio Idan. Travaillant aussi bien sur le Print que sur le Web, on compte parmi ses clients Inéo-GDF, le Crédit agricole, la CFDT…

Parallèlement à cette activité, il commence à photographier, le 18 Avril 2009, pour le projet Un Anonyme Nu Dans Le Salon. Sa gestion de la lumière, le rendu unique de ses photos, mais surtout sa sympathie, la capacité à rendre n’importe qui beau et la confiance des modèles qu’il arrive à très rapidement gagner, font que de plus en plus de personnes viennent poser à leur tour, pour le projet. Aujourd’hui plus de 1700 personnes sont déjà venus.

Outre le projet Un Anonyme Nu Dans Le Salon qu’il continue de développer, il partage son temps entre l’enseignement ( En stage privés, à Sup de Pub ou à l’Université Paris XI), un travail de photographe pub / mode / portrait et d’autres projet d’arts.

 

Le mot d'Idan

J’aime créer des images fortes et saisissantes et cela dans un seul but : je veux que mes images provoquent réflexion et discussion. Je veux que le spectateur se remette en question, remette en question ses certitudes, apprenne à voir les choses différemment. Réflexion à deux niveaux: celui de l’individu et celui de la société. Au niveau individuel, je veux que mon travail emmène le spectateur dans une démarche de réflexion autour des contraintes qu’il s’impose à lui-même, à l’acceptation de son corps, ou encore apprendre à regarder différemment pour trouver le beau dans toutes les formes, tailles et défauts. Au niveau sociétal, mes réflexions se tournent vers les choix que nous aurons à faire demain: nos mœurs, notre environnement, notre responsabilité vis-à-vis des générations futures, notre rapport à la science, à la transformation de l’homo sapiens en une nouvelle espèce…

Mes images proviennent d’une inspiration assez large, passant par de nombreux écrits, comme ceux de Bernard Werber ou Yuval Noah Harari, mais aussi via les images de grands photographes comme David Lachapelle ou Jill Greenberg. Sans oublier, bien sûr, ma culture pop, allant de Marvel à Tolkien en passant par la musique Rock et Metal des années 70 et 80.

Combiner des idées fortes avec l’esthétique pertinente d’une image me semble plus facile que d’écrire un essai politique ou philosophique. L’art nous permet d’envoyer un message plus subtil, un message qui sera interprété différemment selon le spectateur. En utilisant dans ma création artistique, la subtilité et la multi-interprétation du message, je veux permettre aux spectateurs de mettre en perspective leurs idées, leurs visions des choses et ainsi de mieux comprendre la mienne. Je veux caresser l’inconscient et devenir la graine qui germera au fil du temps permettant une évolution des mentalités.

La plupart des artistes ont des opinions très radicales sur leur sujet. J’ai tendance à croire que la plupart de nos défis et problèmes quotidiens ne sont pas simples et qu’ils impliquent une solution complexe et subtile. J’aime prendre en compte les deux faces d’une pièce de monnaie. N’est-ce pas ironique pour un artiste 2D? Pour l’instant, c’est en photographie que j’ai trouvé le moyen le plus confortable de m’exprimer. Mais je commence à penser à la sculpture et à la vidéo afin d’exprimer plus facilement la dualité permanente qui coexiste en moi : la colère et l’espoir.

Ma colère vient de la contemplation d’un monde qui semble tourner dans le sens inverse des aiguilles d’une montre. Je me sens très souvent dans l’incompréhension  et en colère contre beaucoup de choses. Je ressens de la colère envers l’état du monde. Je me sens abattu par la stupidité, la violence et l’hypocrisie des gens. Je suis en permanence stupéfait de la peur vis à vis du progrès et de la science. Et je crois aussi sincèrement que notre monde est meilleur maintenant qu’il ne l’a jamais été. Mais cette colère s’estompe lorsque je contemple la créativité et l’intelligence du genre humain. C’est donc dans le genre humain que je mets mon espoir et mes attentes pour demain !